Initialement publié sur l’instagram de Urgence Palestine le 23/02/2026
23 des prisonnier.es des filton 24 libéré.es sous caution !
Vendredi 20 février la cour pénale centrale de Londres a ordonné la libération sous caution de 12 militant.es de Palestine Action, Teuta Hoxha, Kamran Ahmed, Qesser Zurhah, Heba Muraisi, Zara Farooque, Salaam Mahmood, Moiz Ibrahim, Finn Collins, Hannah Davidson, Harland (Harley) Archer, Louis Adams, Liam Mullany, étaient en détention provisoire sur la base d’accusations relatives a une action menée le 6 août 2024 contre l’usine d’armement Elbit System de Filton près de Bristol.
11 autres accusé.es liés à la même action ont également obtenu une libération sous caution le 4 février et le 18 février. Avec la
libération des 12 militant.es le 20 février, 23 prisonnier.es des « filton 24 »sont désormais libres, pour certain.es après plus de 18 mois d’incarcération sans procès ni condamnation.
Seul Samuel Corner reste en détention provisoire, le juge ayant retenu une charge supplémentaire à son encontre.
Plusieurs des prisonnier.es libéré.es avaient entamé une grève de la faim historique en novembre 2025 pour protester contre leur détention et poursuivre leur lutte contre lees livraisons d’armes à Israël.
Heba Muraisi avait refusé de s’alimenter pendant 73 jours, Qesser Zurhah âgée de 20 ans, avait du interrompre sa grève après 48 jours et une hospitalisation en urgence. Les prisonnier.es avaient mis fin à leur grève le 14 janvier, suite à la décision du gouvernement britannique de ne pas attribuer un contrat de plusieurs milliards de livres sterling à la filiale britannique d’Elbit System.
Cette vague de libération intervient après que la haute cour britannique
a jugé illégal et disproportionné
la décision du gouvernement de classer et d’interdire Palestine Action en tant que « organisation terroriste ». Lors de l’irruption de la grève de la faim de Heba, Kamran et Lewis alors qu’iels faisaient face a une mort imminente, les prisonniers 4 Palestine avaient déclaré :
« Les grévistes de la faim ont permis a ceux et celles d’entre nous qui craignaient la répression d’État d’être courageux.ses de descendre a nouveau dans la rue et de lutter pour la justice
.
Le gouvernement devrait savoir qu’il ne peut pas interdire une idée. Interdire lâchement un groupe ne peut arrêter une conviction
, un mouvement, un peuple. Malgré les efforts de l’état britannique pour briser ces militant.es., ils et elles sont sorti.es fier.es et dignes, adressant leur premier mot au peuple palestinien, à ses martyr.es, ainsi qu’à toute les prisonnier.es détenu.es par l’occupation sioniste. Lewie avait déclaré a la fin de la grève de la faim : « Nous faisons cela pour la Palestine, parce que nous avons été obligé d’agir et d’essayer de réaliser nos rêves d’une Palestine libre et d’un monde sans oppression «
A sa libération le 20 février 2026, Heba Muraisi à déclaré :
« Notre lutte est loin d’être terminée. Pas tant que les usines ne seront pas fermées, pas tant que toutes les entreprises complices ne seront pas fermées, pas avant que toutess les prisonnier.es palestinien.nes ne soient rentré.es chez elleux, pas tant que nos camarades ne soient rentré.es chez elleux. Pas tant que tout ceux qui ont causé et facilité l’effusion de sang ne seront pas tenus comme responsable. Pas tant que la Palestine ne sera pas libre. »