Volé dans la presse et sur les réseaux sociaux, le 31/05/2026.
Suite à la seconde victoire consécutive du PSG à la Ligue des Champions, la ville s’est enflammée et la fête a duré toute la nuit. Et ici c’est la France, donc la seule fête à la hauteur de l’événement, c’est bien évidemment l’émeute. Si la flicaille a tenté de gâcher la fête, déployant 8000 troupes allergiques au fun, ils n’ont évidemment rien pu faire pour empêcher l’espace public de Paris et de ses alentours de virer à la fête pendant de nombreuses heures, entre émeutes, feux d’artifice, baignades nocturnes, et de nombreuses heures de contenu tiktok toujours plus drôle. On fait dans cet article un petit tour de terrain des plus belles actions du match.
Près de 57 flics, rabats-joie habituels de la fête, ont été blessés au cours de la nuit. Cela va des jets de projectiles en tout genre (bouteilles, pierres, pavés…), aux innombrables tirs de mortiers, aux quelques cocktails molotovs, ou encore aux grenades lacrymogènes des collègues un peu trop emportés par la fête. De nombreuses voitures de flics ont aussi été vandalisées, qu’ils soient à l’intérieur ou non.
Paris c’est Paris !
Vers Trocadéro, à 00h30, deux équipages de la BAC ont subi un jet de ce qui pourrait être une bombe agricole. Deux flics ont été « impactés par des éclats ». Une d’elle, touchée à huit reprises, a fini à l’hôpital et doit être opérée (elle souffrirait de brûlures et plaies profondes) – c’est un beau carton rouge, donc. Trois de ses collègues ont été plus légèrement blessés, s’arrêtant au carton jaune.
Autour des Champs-Elysées, les flics ont été systématiquement visés par des projectiles et des tirs de mortiers pendant de nombreuses heures, n’arrivant pas à chasser les foules festives. Plusieurs vélos en libre-service, des poubelles et une camionnette ont été incendiés au milieu de la route. Un kiosque a aussi été incendié mais rapidement éteint. Des pillages ont aussi eu lieu dans plusieurs quartiers, avec notamment un Darty et un Décathlon qui ont pu ouvrir au-delà des horaires habituels à côté des Champs. La maire LR de l’arrondissement va jusqu’à parler de « scènes de guérilla urbaine« , elle n’avait pas vu ça depuis au moins la Commune de Paris.
A Paris, les affrontements et tirs de feux d’artifice ont commencé avant même la fin du match et duré toute la nuit et un peu partout dans la ville, mettant à mal le dispositif policier de par un éclatement des festivités dans de nombreux quartiers : les Halles, les Champs, le périphérique (où il y a eu 4 tentatives de blocages), les alentours du Parc des Princes, République, Barbès, Strasbourg-Saint-Denis, Bastille, la Porte Maillot… Des abribus ont été explosés, des poubelles et véhicules incendiés ou retournés. Six véhicules et deux commerces ont été dégradés, une boulangerie et un restaurant, à Porte de Saint-Cloud. Un franprix a vu sa vitrine fracassée dans le 17e. Dans le 8e arrondissement, un groupe de personnes a tenté d’attaquer le commissariat mais a rapidement été dispersé. Des drapeaux, banderoles et slogans pro-palestiniens ont retenti un peu partout dans la capitale.
Sur le périphérique parisien – qui a un temps été envahi pour y faire un foot ou y tirer des mortiers, une ancienne maire LR du 8e arrondissement, actuelle conseillère régionale, se promenait tranquillement dans un taxi quand des supporters ont cassé la vitre du taxi, tenté de lui voler son sac et lui ont mis un coup dans la figure. Probablement l’élue la plus proche du peuple, juste derrière le député macroniste qui a été retrouvé en train de sauter sur une voiture à Poissy pour fêter la victoire comme tout le monde, et devant Zemmour qui s’est fait chahuter lorsqu’il est sorti faire sa promenade du jour.
L’Ile-de-France c’est Paris !
A Franconville (95), des flics municipaux et nationaux ont été pris à partie par des projectiles, feux d’artifices et des cocktails molotov. Un jeune de 14 ans a malheureusement été interpellé suite à l’exploitation de la vidéosurveillance. Le bâtard de raciste en charge de la mairie a déclaré qu’il enverrait la facture aux parents de tous les mineurs qui seront mis en cause, et engagerait des procédures d’expulsions locatives de toute personne mise en cause, que ce soit avec les bailleurs sociaux ou les bailleurs privés. C’est en tout 24 interpellations qui ont eu lieu dans le département du Val d’Oise, avec des affrontements vers Sarcelles et une quarantaine de feux de poubelles ou de véhicules.
En Seine-et-Marne, il y a eu des jets de projectiles et feux d’artifice sur les gendarmes à Fontenay-Trésigny (deux interpellations), ainsi qu’à Sénart, Combs-la-Ville, Savigny-le-Temple, Saint-Fargeau-Ponthierry, Chelles, Lagny-sur-Marne, Bussy-Saint-Georges, et des départs de feu à Melun ou Mitry-Mory – pour un total de 26 interpellations dans le département. A Combs-la-ville, les flics auraient notamment été victimes d’un guet-apens : des containers et poubelles incendiées et un abri-bus pour les attirer comme des moustiques, et soudainement de nombreux projectiles, bouteilles en verre et mortiers leur sont balancés, dont – jackpot ! – un tir de mortier qui a atterri directement dans la voiture des flics, causant acouphènes et saignement à l’oreille d’un des moustiques et en blessant un second.
En Yvelines, il y a eu 39 feux de poubelles, 7 feux de véhicules, mais globalement peu de débordements. En Essonne, c’était un peu plus joyeux avec davantage d’attroupements, de tirs de mortiers et jets de projectiles sur les flics, donnant malheureusement lieu à 58 interpellations.
Partout c’est Paris !
A Pau, des journalistes à peine dans l’exagération décrivent « un véritable carnage » de 20h à 1h, pourtant bien moins polluant qu’un déplacement de Bayrou : dégradations de mobilier urbain et bâtiments publics, barricades enflammées sur la route, mortiers et cocktails molotov sur les flics – 6 personnes ont été interpellées.
A Agen, un flic a été grièvement blessé, victime d’un traumatisme crânien, ce qui est d’autant plus dangereux quand ça sonne creux à l’intérieur. Il aurait reçu des pierres sur la tête puis aurait fait une chute, qui l’ont menée droit aux urgences. Un autre a été brûlé à la main, sûrement pour le punir de toutes les bêtises qu’il faisait avec celle-ci. Le maire de la ville raconte que « il n’y a pas eu de nuit d’émeute à Agen » car « tout était terminé avant minuit« , mais on peut quand même noter de nombreux jets de projectiles sur la flicaille, des vitres de véhicules stationnés brisées, des dégradations de cafés et de mobilier urbain du centre-ville.
A Strasbourg, plusieurs magasins ont été vandalisés (la vitrine d’H&M étoilée, l’ex-Printemps a eu ses portes en verre brisées) ou pillés (Uniqlo après avoir éclatée la porte, Foot Korner après avoir brisé les deux vitrines), du mobilier urbain dégradé, des poubelels brûlées, plusieurs véhicules endommagés, des tirs de mortiers et jets de projectiles ont visé les flics, blessant un bacqueux à la main et touchant son tendon (ce qui lui donne droit à un mois d’arrêt ! y’en a qui se mettent bien) – 6 policiers blessés et 9 personnes interpellées.
A Montpellier, il y a eu des affrontements avec caillassage de flics, ainsi que des dégradations de vitrines ou tentatives de pillage à JD Sports, Foot Locker et Animalis, car il ne faut pas oublier d’aller nourrir le chien après avoir refait à neuf son équipement de foot – 5 personnes ont été interpellées.
Au Mans, des commerces ont été vandalisés avec notamment le Foot Locker dont la vitrine a été brisée, malheureusement sans réussir à y accéder, et de même pour une boutique de sacs à main. Les flics ont été visés par quelques tirs de feux d’artifice et de pétards. Plus notable, un boitier de fibre optique a été dégradé, et le centre ville était toujours privé d’Internet en début d’après-midi du lendemain. Dommage, ils rateront Macron qui fait de la récupération après avoir chouiné sur les violences !
A Grenoble, des tirs de mortiers ont visé les flics et deux magasins de vêtements de sport ont vu leur vitrine brisée, ce qui aurait aisément pu être évité en ouvrant leurs portes pour fêter la victoire par une distribution gratuite.
Meilleure chance à Angers, où la vitrine du Foot Locker a été entièrement détruite, permettant aux fans de vider le magasin et de se préparer pour le prochain match, la boutique déclarant plusieurs milliers d’euros de perte. Il faudra cependant faire attention à ne pas se blesser, car si les vitrines d’une pharmacie ont été bien abimées, il n’a malheureusement pas été possible de rentrer à l’intérieur. Un abribus et plusieurs piubelles ont aussi été incendiés, tandis que des groupes ont attaqué la police.
A Tours, des tirs de feux d’artifice ont visé la police, du mobilier urbain a été dégradé, plusieurs véhicules ont été incendiés (3 à Tours même, 3 à Saint-Pierre-des-Corps, 2 à Joué-lès-Tours), des vitrines de magasins (les Galeries Lafayette, un magasin de cigarettes électroniques) ont été vandalisées en tentant de les piller, certaines personnes ayant pu repartir avec du parfum ou des foulards gratuits – 7 policiers ont été blessés (6 au mortier, parlant d’un « traumatisme sonore » (lol), 1 frappé (au pied !) à la barre de fer) et 2 personnes interpellées, victoire au score des émeutier-es !
Dans l’Oise, des jets de projectiles et mortiers sur les flics ont eu lieu à Beauvais, Creil, Montataire, Nogent-sur-Oise, Compiègne, Méru et Noyon, ainsi que 15 feux de poubelles, 4 incendies de véhicules, et la dégradation de la vitrine d’un supermarché – pour un total de 23 interpellations dans le département.
A Toulouse, il y a eu des feux de poubelles et des abribus brisés, des départs de feux de véhicules légers, et des affrontements avec les flics qui ont mené à 4 flics légèrement blessés et 18 interpellations.
A Bordeaux, de nombreux jets de projectiles et tirs de mortiers sur les flics ont eu lieu, ainsi que de nombreux incendies de poubelles et de quelques dégradations de véhicules, coupant la circulation de trams dans le centre-ville – 5 flics ont été blessés et 16 personnes interpellées.
A Rouen et au Havre, des groupes se sont affrontés aux flics entre deux plongeons dans la Seine, donnant lieu à 5 interpellations et 3 flics légèrement blessés à Rouen, contre 6 interpellations et 3 flics légèrement blessés au Havre. A Dieppe aussi, des feux de poubelles et des tirs de mortiers sur les flics ont été observés.
A Caen, des flics ont été visés par des jets de bouteilles, des feux d’artifice tirés et une voiture a été incendiée. Les pompiers qui ont voulu arrêter la fête un peu trop vite se sont légitimement pris des jets de projectiles. Aucune interpellation.
A Lisieux aussi, des affrontements ont eu lieu avec les flics à coups de cannettes et de mortiers, ainsi que des incendies de containers et autres dégradations de mobilier urbain. Une personne a malheureusement perdu deux de ses doigts en manipulant un mortier, rappellant qu’il faut faire attention à sa propre sécurité et veiller à ne bien toucher que la flicaille.
De même, à Cherbourg, quelques personnes ont visé les flics au mortier, et deux ont malheureusement été interpellées. Deux voitures ont été incendiées à Saint-Lô, sans confirmation que cela ait bien un rapport avec la fête du jour.
A Lyon, des poubelles ont été incendiées, des abribus brisés, et des flics visés par des jets de projectiles et mortiers – 4 personnes ont été interpellées.
A Clermont-Ferrand, des terrasses de café ont été vandalisées, des véhicules dégradés et les flics visés par des tirs de feux d’artifice.
A Bourges, des personnes ont renversé des poubelles et tiré des mortiers sur les flics, menant à cinq interpellations.
A Clermont-Ferrand, de nombreuses personnes ont tiré des mortiers et jeté des projectiles sur les flics, des véhicules ont été incendiés, un Franprix a été dégradé, un commerce a été pillé – 7 flics ont été blessés et 9 personnes ont été interpellées.
A Limoges, une dizaine d’interpellations a eu lieu après des tirs de mortiers sur les flics.
A Niort, des tirs de mortiers ont visé des policiers, un magasin de chaussure de sport a vu sa vitrine brisée et une partie du stock de chaussures partir en courant, des personnes ont sauté sur des voitures – 5 personnes interpellées.
A Nantes, les flics ont été la cible de pavés, bouteilles en verre et mortiers – 16 personnes interpellées.
A Orléans, un tram a vu ses vitres et pare-brise fracassées, les flics ont été attaqués au mortier et du mobilier urbain a été dégradé au centre-ville.
A Nice, des affrontements ont eu lieu avec les flics, une voiture de police ayant été mise en fuite par une foule.
L’Etat reste champion de la répression
Au total, à Paris et en petite couronne, 306 gardes à vue ont été prononcées dans la nuit, dont 225 majeurs et 81 mineurs. Les infractions reprochées sont très majoritairement des « atteintes aux personnes dépositaires de l’autorité publique », suivies de vols, dégradations et ports d’armes illégaux. 780 interpellations ont été dénombrées dans le pays (soit une hausse de 32% par rapport à l’année dernière) pour 457 gardes à vue, avec plus d’une centaine de garde à vue qui ont aussi été prononcées hors de Paris, comme à Bordeaux, Rennes, Clermont-Ferrand, Strasbourg, Nantes, Lyon, Nice, Nancy, Grenoble, Pau, Niort, Limoges, Poitiers, Tours, Cannes, Valenciennes, Angers, ou Annecy – une quinzaine de villes auraient été touchées par la fête. Les chiffres restent à l’heure actuelle encore provisoires. Liberté pour toustes les émeutier.es !
N’en déplaise aux racistes, ici c’est Paris, et Paris c’est l’émeute ! Comme on dit, gagner c’est casser, et casser c’est gagner. Rendez-vous à la coupe du monde !











