Repris depuis le compte Instagram de Dismantle Damon et Palestinian Youth Movement
La prisonnière de Jérusalem, Tasneem Odeh est enfin libre après un an et demi dans la prison de Damon.
Tasneem Barakat Odeh (née le 17 septembre 2003), originaire de la ville d’Anata près de Jérusalem et étudiante en droit à l’université Al-Quds d’Abu Dis, a été arrêtée le 12 décembre 2024. Les tribunaux de l’occupation ont reporté son procès à plus de dix reprises.
Elle a été libérée le 11 mai 2026, après avoir passé 17 mois dans les prisons de l’occupation.
Elle n’a pas été libérée dans le cadre de l’accord d’échange « Toufan al-Ahrar » conclu par la Résistance palestinienne le 19 janvier 2025. Le 12 février 2025, le ministère sioniste de l’Intérieur a émis un arrêté d’expulsion de la ville de Jérusalem à l’encontre de Tasneem, ainsi qu’à l’encontre du prisonnier Mohammed Abu al-Hawa et de la prisonnière libérée Zeina Barbar.
Elle est la fille du martyr Barakat Odeh, dont le corps est détenu par les forces d’occupation. Il rêvait de la voir un jour devenir avocate. Tasneem a été arrêtée alors qu’elle était en dernière année d’université et qu’elle préparait son mémoire de fin d’études. Espérons qu’elle réalise bientôt son rêve.
Aya Khatib, la prisonnière palestinienne avec la deuxième peine la plus longue est libre !
Après avoir été accusée en 2020 d’avoir envoyé de l’argent à la Résistance palestinienne alors qu’elle collectait des fonds pour les enfants de Gaza, Aya Khatib, mère de famille originaire des territoires occupés en 1948, a été placée en résidence surveillée pendant 2 ans, avant d’être condamnée à quatre ans de prison et envoyée à Damon en 2023.
Comme Shatila Abu Ayad, la plus ancienne prisonnière parmi les prisonnières palestiniennes et également originaire des territoires occupés en 1948, Aya Khatib n’a pas été incluse dans les accords d’échange de prisonnier·es conclus par la Résistance en 2023 et 2025. Ces décisions illustrent de manière flagrante le refus de l’occupation de libérer les prisonnier·es originaires des territoires palestiniens occupés depuis 1948 dans les dits accords.
Layan Nasser est libre
Étudiante palestinienne à l’université de Birzeit, Layan Nasser a fait plusieurs allers-retours en détention administrative israélienne au cours des dernières années, étant à chaque fois placée en détention à la suite d’un enlèvement par les Forces de défense israéliennes (FDI). Elle a été incarcérée pour la dernière fois pendant huit mois avant d’être libérée en 2024, mais elle a été à nouveau arrêtée à l’automne 2025. Elle est devenue une cible en raison de son rôle visible et actif dans la mobilisation politique à Birzeit.