Des résumés et traductions des précédents jours de procès peuvent être lus ici : 1 2 3. D’autres sont encore à venir malgré la fin du procès en première instance ce vendredi 24 avril. Résumé à partir du compte-rendu initialement publié sur Indymedia Athens le 24/04/2026.
La douzième et dernière audience du procès de l’affaire Ampelokipi a eu lieu ce vendredi 24 avril. La décision du tribunal y a été rendue : Dimitris P., Nikos Romanos et A.K. ont été jugés innocents à cause de doutes persistants (après 18 mois de détention préventive !), les compagnonnes Marianna Manoura et Dimitra Zarafeta ont été jugées coupables. Le total des peines des deux compagnonnes s’élève à 19 ans de prison pour Marianna et 8 ans pour Dimitra. Elles ont ainsi été condamnées pour les faits suivants : formation et appartenance à une organisation terroriste ; fabrication d’un engin explosif pour le compte d’une organisation terroriste ; fabrication et possession d’engin explosifs mettant en danger la vie d’autrui ; explosion utilisant des matières explosives; dommages importants à des biens d’autrui causés à l’aide de matières explosives. Aucune circonstance atténuante n’a été retenue pour Marianna, et quant à Dimitra seule la bonne conduite en prison a été retenue.
Il a été demandé le retour des objets confisqués par la police pour l’enquête, pour lesquels il a été décidé que tous les objets seront rendus aux personnes relaxées, tandis que tous les objets confisqués des personnes jugées coupables (même ceux n’étant pas liés aux actes condamnés) ne seront pas rendus. La condamnation de Dimitra est par ailleurs largement motivée par sa position au tribunal, pour ne pas avoir compromis sur ses idées anarchistes et pour les avoir largement développées au cours du procès. A l’annonce de la condamnation, il y aurait eu des affrontements mineurs avec la police et utilisation de gaz lacrymogènes devant le tribunal.
LE SEUL TERRORISTE EST L’ETAT
FEU A TOUTES LES PRISONS
LIBERTE POUR LES COMPAGNONNES EMPRISONNEES DANS L’AFFAIRE D’AMPELOKIPI
KYRIAKOS XYMITIRIS POUR TOUJOURS L’UN DES NOTRES