Initialement publié sur Sans nom le 31/12/2025.

Le Figaro, 29 décembre 2025
Initialement publié sur Sans nom le 31/12/2025.

Publié par le Front Anarchiste le 29/12/2025.
La dévaluation continue de la monnaie officielle en Iran n’est pas seulement une crise économique ; c’est le signe de l’effondrement d’un ordre politico-économique qui a érodé et déstabilisé la vie sociale au profit de l’accumulation de pouvoir et de rentes. Le déclin de la valeur de l’argent a directement conduit au transfert organisé de la pauvreté, de l’insécurité et de l’instabilité aux classes moyennes et défavorisées, transformant le quotidien en une question de survie.
La grève du bazaar et son intersection avec l’action collective d’autres groupes sociaux est une réponse rationnelle et nécessaire à cette situation. Les marchand-e-s, les travailleur-euse-s, les étudiant-e-s, les professeur-e-s, les infirmier-e-s, les retraité-e-s, et les pompiers convergent tous-te-s, d’une façon différente mais vers un point similaire : la dépossession du contrôle sur sa vie, son travail et son avenir. Puisque cette crise n’est pas seulement individuelle ou sectorielle, mais bien structurelle, la réponse à y apporter ne peut donc pas être fragmentée ni séparée.
Continue reading « Déclarations d’Anarchistes d’Iran sur les manifestations en cours »
Publié sur IAATA le 06/12/2025, traduit de Freedom News le 18/11/2025.
Une attaque maoiste sur des anarchistes à Athènes a démontré une culture politique formée par des habitudes patriarcales de commandement.
Des milliers ont prit la rue à travers la grêce le 17 novembre, en mémoire de cell.eux tué.es pendant le soulevement de 1973 à Polytechnique, quand des étudiants ont été abattu.es alors qu’iels se levaient contre la dictature des colonnels. A Athènes, plus de 6000 flics anti-émeutes étaient deployés contre la manifestation et le rassemblement à l’extérieur de l’ambassade des états-unis, avec des véhicules blindés fermant la marche afin de décourager une participation nombreuse.
Plus tôt, au matin du 15 novembre, autour de 150 membres du groupe maoiste ARAS sont descendus sur le campus de Polytechnique à Exarcheia pendant les préparations pour les commémorations annuelles de la révolte de 1973. Ils ont entouré un petit groupe d’étudiants anarchistes et anti-autoritaires, on lancé une attaque coordonnée et répétée, et ont en laissé plus d’une douzaine hospitalisé.es avec des commotions cérébrales, des os brisés, et des blessures graves à la tête – incluant des personnes inconscientes tabassé.es. Les attaquants ont opéré derrière un cordon humain serré, les portails du campus étaient verouillés, et des centaines d’autres organisations de gauche présentes étaient incapables d’intervenir. L’événement a été condamné publiquement par la majorité des organisations gauchistes et anarchistes de grèce. Continue reading « Athènes, Grèce : Une gauche qui porte l’état dans son coeur »
Publié sur Stuut.info, le 25/11/2025.
Il y a des morts qui dérangent le silence. Des morts, comme des vérités qu’on repousse, comme des cris qu’on refuse d’entendre. Mahmoud Ezzat Faragh Allah avait 26 ans. Il venait de Gaza, un territoire où la vie est déjà une lutte contre l’efacement. Gaza, où depuis des mois, la violence a pris des dimensions génocidaires connues désormais de tous.
Tiré de Calla’s Newsletter, le 24/10/2025. Cet article a été écrit il y a quelques semaines et date d’avant la grève de la faim désormais déjà débutée (et dont on peut retrouver une première compilation de traductions ici), mais l’analyse qui est faite sur la tactique de la grève de la faim et ce mouvement reste pertinente à lire. Un article plus récent (en anglais) peut être lu ici.
Continue reading « [UK] Grève de la faim massive dans les prisons britanniques »
Trouvé sur Crimethinc.
Au Népal, un mouvement de protestation début septembre 2025 s’est transformé en une insurrection spontanée en réponse à la violence policière, aboutissant à l’incendie du parlement et d’une série de bureaux gouvernementaux, de commissariats, de sièges de partis et de manoirs de politiciens. En un jour et demi, le Premier ministre Khadga Prasad Oli a pris la fuite et le gouvernement s’est effondré. Mais renverser un gouvernement n’est que la première étape d’une lutte beaucoup plus longue ; dans cette agitation, les monarchistes, les néolibéraux et les antiautoritaires se disputent pour déterminer l’avenir du Népal. Pour mieux comprendre le contexte de l’insurrection et les dynamiques qui en découlent, nous avons interviewé Black Book Distro, un collectif anarchiste qui fait tourner une bibliothèque à Katmandou
L’insurrection au Népal fait partie d’une série de soulèvements qui ont balayé l’Asie ces dernières années. Nous pouvons remonter la piste des événements à 2022, et le renversement du président du Sri Lanka, en a suivi le soulèvement de 2024 au Bangladesh et celui en Indonésie en août 2025, sans parler de la guerre civile en cours au Myanmar. Depuis la chute du gouvernement népalais, d’immenses manifestations ont également éclaté aux Philippines. Cette série d’actions et de mobilisations répondent aux difficultés économiques généralisées et à l’échec des promesses des politiciens.
La complicité des partis communistes institutionnels dans le massacre qui a catalysé le soulèvement devrait rappeler à tous les révolutionnaires en herbe qu’il est impossible de résoudre les problèmes du capitalisme simplement en utilisant la violence de l’État—même si vous avez « communiste » au nom de votre parti. Les impasses que le capitalisme crée pour les gens exigent des changements radicaux. On ne peut pas régler indifiniment les problèmes avec des flics et des réformes négociées dans les couloirs du pouvoir.
De même, cette insurrection devrait faire réfléchir les politicien-nes et les polices du monde entier qui imaginent qu’ils peuvent piller et terroriser en toute impunité. Aujourd’hui, l’argent qu’ils obtiennent peut les protéger des conséquences de leurs actes—mais demain, tout est possible.
Aucune de ces révoltes n’a encore atteint tous ses objectifs, mais alors que les gens du monde entier luttent contre l’oligarchie et la répression étatique, chacune d’elles offre des leçons.
Continue reading « [Népal] Des anarchistes népalais sur le renversement du gouvernement »
Trouvé sur Crimethinc.
Le 8 septembre 2025, le Népal a connu une révolution lorsque des milliers de jeunes, principalement issus de la génération Z, sont descendu·es dans la rue pour manifester. Cette action collective a été réprimée brutalement par l’État, entraînant un massacre de manifestant·es et d’étudiant·es vêtu·es de leur uniforme scolaire et issu·es de la classe ouvrière. Le bilan actuel s’élève à 74 morts, dont trois policiers et environ 10 personnes incarcérées.
La cause plus large du mouvement trouvait ses racines dans l’opposition à la corruption ; elle peut être comprise comme l’aboutissement des mouvements « Enough is Enough » (Ça suffit / Trop c’est trop) menés par les jeunes en 2019. Le catalyseur immédiat de cette action est apparu quand des militant·es de la génération Z ont lancé une campagne sur les réseaux sociaux dénonçant la consommation somptuaire des enfants des élites politiques, arguant que ce mode de vie était subventionné par les fonds publics. Le hashtag #Nepobaby a rapidement gagnée en popularité sur les plateformes numériques et la censure qui s’en est suivie de la part du gouvernement, en bloquant notamment 26 plateformes de réseaux sociaux, a provoqué des manifestations généralisées. Seules cinq plateformes autorisées sont restées accessibles : Viber, TikTok, Nimbuzz, WeTalk et Popo Live. Les créateurs et créatrices de contenu ont signalé que TikTok et d’autres plateformes supprimaient activement toutes critiques anti-gouvernementales. Cette répression a intensifié la prise de conscience, poussant les organisatrices et organisateurs à exploiter d’autres canaux de communication et à contourner la censure étatique en utilisant des VPN, accélérant ainsi la mobilisation au-delà de la capacité du régime à la réprimer.
Continue reading « [Népal] Dans le sillage de la révolution, un nouveau Népal émerge »
Initialement publié sur CrimethInc le 04/09/2025.
Fin août 2025, une vague de manifestations s’est propagée à travers l’Indonésie. Cet article compile une interview l’entretien d’un écrivain anarchiste indonésien emprisonné et des témoignages de différents groupes anarchistes ayant activement pris part à la révolte.
Traductions (à l’aide d’outils automatiques, malheureusement) de plusieurs retours sur le 22 septembre en Italie publiés sur des sites de contre-information. Pour une compilation des différents blocages, manifestations et actions de la journée, on peut lire l’article disponible ici.
Continue reading « [Italie] Tout bloquer pour la Palestine ! Retours sur le 22 septembre »
Texte écrit par le groupe de Toronto de Samidoun
Nos ennemis ne sont pas des agitateurs, ce sont les sionistes, la police et autres agents impérialistes.
Le Badjacketing
Le « badjacketing » consiste a accuser les gens d’être des flics, sionistes ou d’autres mauvais acteurs sur la base de preuves trompeuses, voir inexistante. Nous voyons souvent cette étiquette utilisés contre nos compagnons de lutte qui utilisent des tactiques militantes.
l’État veut que nous mettions les gens dans des « badjackets ». Les flics adorent que nous stigmatisons et stoppons le militantisme et que nous faisons leur travail à leur place. C’est ainsi que nous nous poliçons nous-mêmes, que nous poliçons nos mouvements et que nous nous empêchons d’atteindre nos objectifs.
En désignant les militants comme des « mauvais acteurs » ou des « infiltrés qui essaient de nous faire mal voir » on obtient le consentement populaire pour criminaliser les gens sans que le mouvement ne soutienne les conséquences auxquelles ils pourraient être confrontés. Continue reading « Nommer nos ennemis »
Initialement publié sur trognon.info le 01/08/2025
« Pensons à la destruction définitive du travail, la démolition de tout ce qui existe, l’effondrement complet de la civilisation. Marchons sans dévier vers ce but. Le savoir-faire du feu est un pari tentant qui encourage nos désirs de libération totale et stimule l’affrontement. Aujourd’hui, la seule chose qu’il y a à sauver est le feu. Le reste : qu’il soit réduit en cendres ! »
– Gustavo Rodriguez
A l’évidence, le mouvement de lutte sociale des gilets jaunes renait et n’est pas insuflé que par des gens très animés de progressisme. A première vue, qu’il apparaisse comme un repoussoir est plutôt une réaction de bon sens. Justifier de s’ébrouer au milieu de fascistes comme si de rien n’était, sous le prétexte de faire peuple- mot valise d’une construction sociale qui masque les dissensions réelles entre individus- n’est pas un signe de grande fiabilité politique.
Mais qu’est-ce que la gauche dite radicale, a retenu du précèdent mouvement des gilets jaunes ?
Il semblerait que ce ne soit pas grand chose du coté des organisations syndicales. Dès que cela sort du cadre d’une kermesse avec services d’ordre à l’appui, la spontanéité les perd.
Quant aux partis politiques, les trotskystes, toujours prompts à taper dans toutes les gamelles, se positionnent déjà pour faire de l’entrisme dans ce mouvement, en prônant leur désir de capitalisme d’Etat.
L’Union des Communistes Libertaires leur emboite le pas, dans une coalition sur le blog « faire bloc, faire peuple » ; peut-être finiront-ils par comprendre un jour qu’ils ne sont que des trotskystes qui s’ignorent. Comme quoi, la confusion ne se retrouve pas exclusivement dans des esprits dépolitisés.
Cette coalition promeut des vidéos de leurs interventions à un meeting politique dénommé par un clin d’oeil à Lénine : « Que faire ? », sur la chaine youtube « Paroles d’honneur » d’un disciple d’Houria Bouteldja. « Paroles d’Horreurs » serait donc beaucoup plus approprié sur le fond idéologique de cette tendance.
Continue reading « [France] Le 10 Septembre 2025 avec des anarchistes ? »
Initialement publié sur le site de la CNT-AIT le 15/06, qui l’a traduit du site d’Anarchist Front le 13/06/2025.
Nous, Front anarchiste d’Iran et d’Afghanistan, réaffirmons une fois de plus notre position de principe et constante :
Toute guerre, à quelque niveau et sous quelque prétexte que ce soit, initiée ou poursuivie par un État, doit être condamnée.
Quelles que soient sa forme et son apparence, les États considèrent la guerre comme un moyen de survie et de contrôle, et ce sont la vie, la dignité et l’avenir des peuples qui sont impitoyablement bafoués.
Alors que le monde assiste à nouveau à la propagation de la violence, des bombardements, de la mort, des migrations et de l’insécurité, nous soulignons que les principales victimes des guerres sont toujours les populations – et non les États, les idéologies ou les frontières.
Reçu par mail.
Aboubacar Cissé, 22 ans, musulman d’origine malienne a été victime d’un assassinat d’une brutalité démesurée par Olivier Hadzovic, 20 ans, est venu lui asséner 57 coups de couteau en le filmant et en tenant des propos islamophobes, à l’intérieur de la mosquée de Khadidja à La Grand-Combe (petite ville de moins de 5000 habitants dans le Gard).
Comme d’habitude au coeur de l’empire coloniale français, quand un blanc d’extrême-droite commet un attentat, c’est un désequilibré et un acte isolé… et la demande de la famille de qualification du meurtre en assassinat terroriste reste encore lettre morte. Nous avons passé en revue quelques articles sortis pour raconter les faits, et sans surprise, se dévoile une mascarade grotesque de présomptions pour éviter à tout prix de révéler l’aspect indéniablement politique et raciste de ce meurtre. Ne surtout pas laisser envisager que l’islamophobie, en totale exaltation dans ce pays depuis des années puisse tuer.
Initialement publié sur Sans nom, le 09/05/2025.
[Pour qui n’aurait pas suivi leurs activités, on pourra aussi relire avant la traduction de leur bilan ci-dessous, celle de leur brochure parue il y a un ans : Switch-Off, interventions radicales contre la destruction de la planète. Documentation, analyses et discussion, (traduit de l’allemand), septembre 2024, 80 pages A4]
Continue reading « Deux ans de « Switch Off » – un bilan d’étape »
Initialement publié sur rebellyon, le 28/04/2025 (et complété avec d’autres articles de presse).
Ce lundi 28 avril, le PNAT annonçait avoir arrêté 25 personnes suspectées d’être impliquées dans les attaques qui ont visées des prisons et des maton-nes en représaille du passage de la loi narcotrafic (qui prévoit de durcir l’appareil répressif et particulièrement en prison) et pour exiger l’amélioration des conditions de vie des prisonnier-es.