Traduit de In Contempt n°6, le 18/04/2026.
Centre de Détention de Grant County, NM
Suite à une qualité de nourriture de plus en plus mauvaise et à des conditions difficiles, les personnes emprisonnées à Grant County se sont rebellées. Comme leurs revendications ont été ignorées, des grèves de la faim débutées le 3 Avril ont mené à des tensions accrues qui ont culminé à une action coordonnée pour inonder une partie de la prison, refuser de rendre les plateaux et refuser d’être menotté.es. Des unités de police spéciales ont été déployées dans la prison, coupant les lumières et utilisant un « light and sound shield » (un dispositif qui fait de la lumière et du bruit pour éloigner les gens) pour forcer les prisonnier.es dans leurs cellules.
Une personne impliquée dans les grèves a raconté à la presse :
Il a décrit « la prise en otage des plateaux » comme une action qui permet d’empêcher la cuisine de continuer à servir. « On m’a dit que c’est comme ca qu’on obtenait des choses. Et puis tout le monde autour s’est nourri de cette énergie, et nous nous sommes préparés à faire ce qu’il fallait pour obtenir de l’attention. » Des plaintes avaient été déposées le mercredi et la nourriture était toujours mauvaise le mardi, après deux jours et demi de grève de la faim. Les plateaux ont été stockés sous les tables. Quand les matons ont demandé de les ramener, que cela a été refusé et qu’on leur a dit « de venir les chercher et ils verrons bien ce qui arrive« , ils ont déclenché un protocole de sécurité et appelé la force spéciale de réponse [équivalent des ERIS]. Celle-ci a demandé aux prisonniers de se menotter à la porte, ce que 4 sur 6 des prisonnier.es de l’unité M4 ont refusé. Les matons ont coupé les lumières et utilisé des « boucliers de son et de lumière » [des boucliers qui émettent une lumière et un son similaire à une alarme de voiture] pour désorienter les prisonnier.es, rentrer dans la cellule, menotter les prisonnier.es et récupérer les plateaux repas.
Au même moment, des prisonnier.es d’autres unités (M2 et M6) vidaient des seaux d’eau dans le couloir. Les matons essayaient de sécher l’eau avec une couverture, mais n’y arrivaient pas vu que les prisonnier.es continuaient de vider des seaux d’eau et d’essorer des serpillières dans le couloir. Cela prit plusieurs heures à ce que l’eau soit coupée et que les matons puissent nettoyer le couloir.
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Bedford Hills, New York
La colère monte autour de l’établissement pénitentiaire de Bedford Hills, où trois prisonnier.es sont mort.es en un mois à cause des conditions et politiques déplorables instaurées par le Directeur Adjoint de la Sécurité de la Prison. Un rassemblement de plusieurs dizaines de personnes a eu lieu à l’extérieur de la prison le 14 avril, ainsi que des pétitions et lettres mettant en avant les politiques discriminantes qui mettent particulièrement en danger les prisonnier.es trans, non-binaires, intersexes, divergent.es de genre.