volé dans la presse le 21/06/2026
Une soirée agitée en Eure-et-Loir. Ce samedi 20 juin, un homme âgé de 82 ans a été interpellé par le GIGN à son domicile à Nogent-le-Rotrou après avoir ouvert le feu sur des gendarmes, blessant deux militaires, a fait savoir le procureur de Chartres Frédéric Chevallier dans un communiqué.
Les faits ont eu lieu à 18h50 lorsque le centre opération de la gendarmerie d’Eure-et-Loir a reçu un appel téléphonique d’une femme expliquant que son mari «inquiétait sa famille en proférant des paroles telles que « c’est la révolution », « Macron a été destitué », qu’il s’était armé d’un fusil et de cartouches et qu’il était sorti de chez lui», a fait savoir le magistrat.
La menace a été prise au sérieux par les gendarmes et cinq militaires du Peloton de Surveillance et d’Intervention de la Gendarmerie (PSIG) se sont déplacés sur les lieux. Sur place, ils ont été reçus par la fille du couple. Cette dernière a indiqué aux gendarmes que son père «se trouvait dans le jardin derrière un cèdre avec une arme».
«Les gendarmes plaçaient la fille en protection puis entamaient le dialogue avec le monsieur tout en progressant vers lui. C’est à ce moment que ce dernier tirait à trois reprises vers les gendarmes dont deux étaient blessés aux jambes. Les gendarmes répliquaient. L’homme se réfugiait dans le sous-sol de sa maison, peut-être blessé à la main», a noté Frédéric Chevallier.
A la suite de ces faits, les deux gendarmes ont été transportés l’un au Centre hospitalier de Chartres et l’autre à celui de Percy. Leurs pronostics vitaux ne sont pas engagés. De son côté, le parquet a ouvert deux enquêtes. La première porte sur des faits de «tentative d’homicides volontaires sur les deux gendarmes, personnes dépositaires de l’autorité publique». Les investigations ont été confiées à la Brigade de Recherches (BR) de Nogent-le-Rotrou.
La deuxième enquête, confiée à la Section de Recherches (SR) d’Orléans, a été ouverte pour des faits de «violences volontaires avec arme par personnes dépositaires de l’autorité publique sur l’homme retranché». «Dans ce cadre, les armes utilisées par les gendarmes étaient saisies et leurs auditions rapidement réalisées», a écrit le procureur de la République de Chartres dans son communiqué.
Le GIGN a été dépêché sur les lieux «afin de mener les opérations de négociation et d’interpellation». Finalement, l’individu a été interpellé «sans difficultés» et placé en garde à vue «pour la tentative d’homicides volontaires sur personnes dépositaires de l’autorité publique».
Il a ensuite été hospitalisé «car il présentait une plaie saignante à une main avec présence d’un corps étranger, un projectile en métal, et subissait une intervention chirurgicale», a ajouté le procureur expliquant que l’homme n’a pas encore été auditionné.