Publié par Samidoun le 21/06/2026, repris du Bureau de média des prisonnier.es.Après dix ans d’emprisonnement dans les prisons sionistes, la famille de Shatela Abu Ayad, agé de 33 ans, originaire de Kafr Qasem, alerte face à la détérioration de son état de santé. Détenue dans la prison coloniale de Damon depuis 2016 et purgeant une peine de 16 ans de prison, Shatela Abu Ayad souffrirait d’une augmentation sévère des enzymes hépatiques et aurait besoin en urgence de soins médicaux. Sa famille n’a pas pu lui rendre visite ni communiquer avec elle depuis le 7 octobre 2023, ce qui a augmente leur inquiétude et leur angoisse. Shatela Abu Ayada, qui a mémorisé le Coran pendant sa détention, a été écartée des accords d’échange de prisonnier•es arrachés par la résistance palestinienne, car les autorités sionistes considèrent les prisonnier•es des territoires palestiniens occupés en 1948 comme relevant d’une affaire de sécurité intérieure.
Sa famille appelle les organisations de défense des droits humains et le Comité international de la Croix-Rouge à intervenir, à veiller à ce qu’elle reçoive le traitement médical dont elle a besoin et à faire pression sur les autorités sionistes pour qu’elles fassent preuve de transparence quant à son état de santé. Selon sa mère, Shatela, comme l’ensemble de ses camarades prisonnières, endure des conditions d’incarcération difficiles, notamment :
• Une pression psychologique et une répression constantes
• Le refus de leur fournir une alimentation suffisante et des produits de première nécessité adéquats, les isolant davantage du monde extérieur.
• La privation continue de traitement médical et de visites familiales malgré la détérioration de son état de santé.
La famille rapporte également que Shatela est actuellement détenue à l’isolement dans la prison de « Damon », sans aucune explication quant aux raisons de son isolement ou à ses circonstances. Sa mère continue de répéter les mêmes mots qu’elle porte dans son cœur depuis des années : « Je pleure pour toi, ma fille, même si pleurer devient difficile… et je pleure comme seul•es les affligé•es et les endeuillé•es peuvent pleurer. »Liberté pour Shatela Abu Ayad et tous•tes les prisonnier•es palestinien•nes !