Initialement publié sur Calais Migrant Solidarity le 03/07/2026
Mercredi 1er juillet, après un mois d’interruption, l’état a expulsé plusieurs migrant-es du campement près du centre hospitalier de Calais.
Le lendemain, jeudi 2 juillet, une dizaine de fourgons de police, accompagnés de représentants de la préfecture et d’entreprises de “nettoyage” et de démolition (Delbende), sont revenus sur les lieux. Alors que deux pelleteuses détruisaient un des habitats, des personnes ont encerclé et grimpé sur l’une d’elles pour tenter de l’arrêter / la ralentir.
Malgré les tentatives de blocage, le conducteur de la pelleteuse a persisté, cherchant à faire tomber les personnes sur le toit, à les frapper avec le bras mécanique et à rouler sur les personnes qui faisaient le sit-in. Alors qu’une couverture a été posée sur le pare-brise pour tenter de l’arrêter, il a continué à rouler sans aucune visibilité.
Rapidement, des dizaines de personnes, migrant-es et solidaires, se sont rassemblées autour de la pelleteuse. Plusieurs objets ont été jetés par la foule, et une pierre a brisé une vitre de la pelleteuse. Les deux pelleteuses sont alors parties du camp se protéger derrière de nombreux policiers.
Peu après, 9 personnes ont été arrêtées sur un rond-point près du camp. Une manifestation spontanée d’une cinquantaine de personnes s’est formée en solidarité, et la police a interpellé 2 manifestant-es.
Les 11 personnes ont passé la journée en garde-à-vue, accusées de dégradations, mais ont finalement été relâchées sans inculpation, en gardant toutes le silence et pour beaucoup en refusant les prises d’empreintes digitales et sans papiers d’identité sur elles. Il semblerait qu’aucune des personnes arrêtées n’était migrant-e.
À bas les centres de rétention, toutes les frontières, et des briques sur les pelleteuses !
Update : vendredi 3 juillet, la police et les pelleteuses ne sont pas revenus expulser le camp.