Publié sur Sans nom le 06/06/2026, traduit de l’italien de infranero, 14 mai 2026.
« Le principe qui a présidé au nouveau déploiement des unités est clair : rechercher l’ennemi pour le frapper sur ses points les plus sensibles »
(Journal de bord du Commandement de la division Garibaldi Carnia, 1945)
Et ainsi, ce n’est que maintenant que nous avons pu apprendre que fin mars, la destruction d’un seul pylône en Italie aurait bloqué l’approvisionnement en pétrole de l’Europe centrale pendant plusieurs jours [du 25 au 30 mars, NdT]. Une fois arrivé au port de Trieste, l’or noir est en effet injecté dans l’oléoduc Transalpin (TAL), qui couvre apparemment pas moins de 40 % des besoins pétroliers de l’Allemagne, 90 % de ceux de l’Autriche et plus de 50 % de ceux de la République tchèque. Mais tout ce pétrole brut ne circule pas sous terre sur des milliers de kilomètres par la seule grâce de Dieu, la simple force d’inertie. Il a besoin d’être pompé, ce qui fait que son acheminement nécessite de l’énergie, beaucoup d’énergie, qui provient d’installations réparties un peu partout à la surface. Le pylône abattu, par exemple, qui porte le numéro 416 et a été installé par l’entreprise Terna, est situé à Terzo, un petit village de trois cents habitants sur la route entre Tolmezzo et Paluzza (région du Frioul).
