Initialement publié sur Au poste le
Samedi, après le match PSG/Arsenal, la police a chargé dans les rues de Paris. Et ailleurs en France. Un mort (accidentel, en moto, sur le périphérique), près de 900 interpellations et maintenant, ça : la justice expéditive. Le grand n’importe quoi de la justice immédiate. Croquis d’audience.
Notre envoyée spéciale est en direct du Tribunal de Justice de Paris. C’est la cohue des grands jours. Ce n’est pas une, ni deux, mais trois chambres de comparution immédiate qui vont juger jusqu’à bien tard dans la nuit des dizaines de jeunes supporters du PSG, interpellés à Paris samedi soir.
A l’abri des regards de la presse et du jeune public présent en nombre dans les chambres de comparutions immédiates , d’autres jeunes supporters sont jugés à huis clos comme nous le raconte l’avocate Elsa Marcel, par ailleurs porte-parole de Révolution Permanente, qui assiste certains d’entre eux, constatant la violence des forces de l’ordre et de la répression pénale à leur encontre.
Un autre mode de condamnation sans procès est aussi utilisé pour « gonfler les chiffres du gouvernement » nous confie l’avocate Romane Bartoli, la procédure d’ordonnance pénale : pas d’enquête, pas de procès, pas de juge mais un condamnation bien effective.