Arrivé en Belgique dans son enfance, Y. y vit plus de 25 ans. Il y a quelques temps, il a passé plusieurs mois en centre fermé, d’abord Vottem puis le 127bis. Pendant sa détention, il nous a livré son témoignage et son regard sur les politiques migratoires.
« C’est une colonie à ciel ouvert, c’est du pur colonialisme. Pas d’autre mot à mettre sur cette situation, il n’y a pas d’autre moyen de le nommer. Ici, sous prétexte de ne pas avoir de titre de séjour, on t’enferme. On nous prend pour des esclaves, c’est pas autre chose.
Une vingtaine de migrants détenus au centre de rétention Desert View Annex d’Adelanto, en Californie, ont lancé une grève de la faim [le 20 mai 2026] pour dénoncer des conditions de détention inhumaines, notamment la négligence médicale, l’accès à une eau insalubre et la réduction des portions alimentaires. Les détenus accusent également l’administration du centre, géré par la société privée GEO Group pour le compte de l’ICE, de les contraindre à acheter des produits à des prix élevés. Cette mobilisation intervient alors que des images diffusées dans l’Oregon montrent des agents fédéraux de l’immigration arrêtant violemment des travailleurs agricoles sans mandat, et que différentes mobilisations ont déjà eu lieu dans les centres de détention de l’ICE.
Depuis mercredi (le 13 mai 2026), la police a déclaré, par le biais des médias locaux, avoir arrêté treize personnes accusées d’être impliquées dans des actes de vandalisme, pendant les manifestations du Premier mai 2026, à Bandung. L’un des suspects, RR alias « Mpe », a été présenté comme le « chef des anarchistes du sud de Bandung » et est accusé d’avoir coordonné des actes d’incendie et de destruction de biens, ainsi que du financement des troubles. Continue reading « [Indonésie] Des nouvelles des prisonnier.es anarchistes du Premier mai »→
Le tribunal régional de Stuttgart a prolongé de manière exceptionnelle la durée du procès des « Ulm5 », désormais étalé sur environ 8 mois et demi jusqu’en 2027, tout en portant leur détention provisoire à 16 mois. Les cinq accusés, dont certains ressortissants étrangers, sont poursuivis pour des actions de sabotage sur un site lié à l’entreprise d’armement Elbit Systems, ainsi que pour appartenance présumée à une « organisation criminelle », une qualification contestée par la défense.Les proches et soutiens dénoncent une procédure jugée disproportionnée, des conditions de détention difficiles et de multiples atteintes aux droits de la défense, qualifiant le procès de « procès-spectacle ». Ils appellent à leur libération sous caution et à un suivi international du dossier par les autorités des pays concernés (Irlande, Espagne et Royaume-Uni).
Transcription d’une discussion sur la solidarité révolutionnaire à la foire anarchiste de Ghent, 10 mai 2026.
ENGLISHBELOW
Texte d’invitation : Sachant que notre camarade est détenu à la maxi-prison de Haren depuis début novembre 2025, arreté par des flics à quelques rues de l’endroit où 3 véhicules de police se consument dans la nuit, nous parlons de solidarité révolutionnaire.
Flash news : Le camarade comparaitra au tribunal mercredi 20 mai. Un appel à solidarité a été publié ici (2). Le camarade est gardé enfermé avec des contacts limités vers l’extérieur, pour en savoir plus lire ici (3).
Dans la nuit du 17 au 18 mai, nous avons brisé à coups de marteau les vitres de la IT-Kooperation der Polizei [coopération informatique de la police], au 13-15 de la Notke Straße, à Hambourg.
La IT-Kooperation der Polizei est une association des polices de cinq Läender, qui développent ensemble des logiciels pour le travail quotidien de la police et mettent à disposition des interfaces avec les bases de données nationales et européennes.
Les polices d’autres Läender, la police fédérale et le BKA [la police judiciaire fédérale] utilisent aussi ce logiciel.
Il s’agit du développement numérique, assisté par l’IA, du système du contrôle et de la surveillance policières, dans le but de faire respecter l’ordre établi, à la suite de quoi ils imposent par la violence, entre autre, des expulsions du pays, des expulsions d’habitations et la répression.
Complotez pour un monde où tout est différent et où tout est possible !
Contre la police et ses violences !
Amour et force pour celles/ceux qui son en cavale et en prison !
Des brèves du désordre contre la guerre et la répression
(janvier 2025 – avril 2025)
Précédées de
« Lettre aux jeunes enregistrés pour le service militaire »
(décembre 1993)
et de « Militarisme et « antimilitarisme » à Bristol et au-delà »
(novembre 2024)
32 pages A5, avril 2026
« Les exemples inclus ici montrent le potentiel révolutionnaire d’une combinaison d’un rejet implacable et persistant de l’autorité et du moralisme face à l’armée, avec la nécessité de la confrontation et de l’attaque. Le puissant mélange est crucial pour favoriser une trajectoire d’autonomie, et un rejet de toutes les formes du contrôle : à la fois sous les traits du militarisme, et d’un antimilitarisme (en miroir) performatif. Le but de ce texte est de déclencher des conversations honnêtes à propos de ces tensions, pour que nous puissions essayer de lier des luttes dans différents contextes, tout en regardant de quelles manières ils sont totalement spécifiques, et ont besoins d’être traités comme tels. »
(novembre 2024)
Pour recevoir et imprimer :
brevescontrelaguerre((((a))))inventati.org
Publié par Attaque le 19/05/2026, traduit de knack.news / lundi 18 mai 2026
Une camionnette du profiteur des taules KONE démolie – Solidarité avec les prisonnier.es en Grèce
Dans la nuit de vendredi à samedi (15‑16 mai), nous avons démoli une camionnette de KONE, qui était garée à Connewitz : brisé les vitres, crevé les pneus et laissé derrière nous le slogan « Contre les taules ». Le producteur d’ascenseurs KONE est impliqué dans la construction de taules et tire donc directement profit du système carcéral inhumain.
Entre le 8 et le 15 mai, nous avons mené plusieurs actions à Paris (tags, inscriptions à l’acide, bris de vitres) contre les complices de l’ICE : Capgemini, Palantir et Parrot Drones.
Dans la nuit du dimanche 26 au lundi 27 avril, 10 retenus du CRA de Vincennes ont réussi à s’évader au nez et à la barbe des flics de la PAF (Police aux frontières) en passant par une trappe de désenfumage. 3 d’entre eux ont malheureusement été rattrapés et sont passés en comparution immédiate au tribunal de grande instance de Paris mercredi. Deux ont été condamnés à des jours-amende, l’un a été relaxé. Ils ont tous les trois été immédiatement replacés en CRA.
Samedi 18 avril 2026, plusieurs centaines de personnes ont manifesté à Dijon contre la construction du centre de rétention administrative. C’était un moment joyeux et déter, pendant lequel on a pu voir à la fois un spectacle mettant en scène les politiques locaux (les maires de Dijon et Longvic, des « socialo » pro enfermement et expulsions des étranger.es), des pancartes ou des collages.
Liste non exhaustive d’agressions contre les matons, d’évasion ou de mutineries,… dans les prisons en ce début de mois de mai 2026
Agression :
11/05/2026 (Prison de Saint-Mihiel) : Dimanche matin, un des détenus sortis du QD suite à l’incendie de la veille, a violemment poussé l’Officier d’astreinte et agressé le Brigadier-Chef Encadrement, en lui assénant un coup de poing au visage.
13/05/2026 (prison de chateauroux) : Coups de pieds et de coups genoux sur des matons lors d’une fouille de cellule.
Les faits se sont produits lors du repas du soir vers 17h, ce mercredi 13 mai. Un détenu a agressé un surveillant pénitentiaire avec un stylo, lui portant un coup au niveau du cou. Une blessure « superficielle » selon Mikaele Kafikaila, secrétaire local de l’UFAP UNSa Justice au centre pénitentiaire (CP) de Nouméa.
La veille, le détenu avait tenté d’interpeller l’agent pénitentiaire qui n’avait pas pu répondre à ses sollicitations. Il décide alors le lendemain de s’en prendre à lui. Ses collègues sont intervenus rapidement, empêchant une situation plus dramatique. Le surveillant agressé présente une entaille qui « n’a pas nécessité d’hospitalisation » selon Mikaele Kafikaila.
Le syndicat a demandé que le détenu présumé à l’origine de l’agression soit transféré dans l’Hexagone.
Repris depuis le compte Instagram de Dismantle Damon et Palestinian Youth Movement
La prisonnière jérusalémite, Tasneem Odeh est enfin libre après un an et demi dans la prison de Damon.
Tasneem Barakat Odeh (née le 17 septembre 2003), originaire de la ville d’Anata près de Jérusalem et étudiante en droit à l’université Al-Quds d’Abu Dis, a été arrêtée le 12 décembre 2024. Les tribunaux de l’occupation ont reporté son procès à plus de dix reprises.
Elle a été libérée le 11 mai 2026, après avoir passé 17 mois dans les prisons de l’occupation.