Publié sur Attaque le 22/05/2026, traduit de Contra Info / samedi 9 mai 2026
Nous rappelons qu’en décembre 2025, notre compagnon a été arrêté en vertu d’une commission rogatoire internationale (MAE, mandat d’arrêt européen, émis par l’Italie). Une détention qui a duré cinq heures, jusqu’à ce que le juge d’instruction Pedraz lui accorde la liberté provisoire avec l’obligation de pointer à un poste de police et l’interdiction de quitter le pays. Cette MAE est issue de l’une des nombreuses opérations répressives italiennes : l’opération « Scripta Manent », de 2016 [ici, un résumé de cette affaire ; NdAtt.], qui s’est terminée pour Gabriel en 2022, avec une condamnation à deux ans pour provocation aux crimes et délits. Fin novembre de l’année dernière, le tribunal de Turin a déclaré qu’il n’acceptait pas les mesures alternatives à la privation de liberté, demandées par l’avocate [de Gabriel], en raison de « l’absence d’autocritique de ses propres valeurs » (une belle métaphore pour souligner l’absence de repentir) [voir ici ; NdAtt.], ouvrant ainsi la voie à l’exécution de la peine. C’est pour cela que la MAE a été émise : le juge Pedraz a considéré ce délit comme un délit d’opinion et n’a donc pas ordonné son emprisonnement, mais a demandé certains documents aux deux parties.