Initialement publié sur Sans nom le 31/12/2025.

Le Figaro, 29 décembre 2025
Initialement publié sur Sans nom le 31/12/2025.

Résumé à partir de Legiun, le 08/12/2025, qui a republié plusieurs articles de presse.
La police métropolitaine de Jakarta (Polda Metro Jaya) a arrêté trois jeunes qui projetaient de provoquer des émeutes lors des manifestations à Jakarta. Les trois suspects, identifiés comme BDM (20 ans), TSF (22 ans) et YM (23 ans), prévoyaient de déclencher des émeutes à l’occasion de la Journée mondiale des droits de l’homme, le mercredi 10 décembre 2025.
Continue reading « [Indonésie] Trois anarchistes/anti-autoritaires ont été arrêté-es à Jakarta »
Publié par Attaque le 02/12/2025, traduit de Dark Nights le 29 novembre 2025.
Les conditions en détention préventive :
– Depuis le tout début, cette affaire n’a pas été traitée seulement par la police normale et l’unité de cybercriminalité, mais aussi par l’unité Densus 88 (l’équipe spéciale anti-terrorisme/anti-makar – « makar » est un terme indonésien pour « incitation à une action ou planification en vue de renverser le gouvernement »).
Publié sur IAATA le 24/11/2025.
Sur l’appel du procès en appel des compagnon-nes de la communauté Koukaki (Athène) le 2 décembre 2025.
C’est en mars 2017 que nous avons ouvert pour la première fois la porte du 45 rue Matrozou et commencé à réparer le bâtiment afin qu’il puisse accueillir nos luttes, nos désirs, nos besoins et nos corps. Et quand ceux-ci, quelques mois plus tard, ne pouvaient plus tenir dans un seul bâtiment, nous avons ouvert deux autres bâtiments abandonnés en train de pourrir dans le quartier de Koukaki, le 21 rue Panaitoliou et la Maison Bleue (3 rue Arvali). C’est ainsi qu’est née la communauté des squats de Koukaki dans le centre d’Athènes.
Continue reading « [Grèce] Pas de squatteur-euses en prison ! »
Initialement publié sur Attaque le 27/09/2025, qui l’a traduit de Dark Nights le 21/09/2025 et le 26/09/2025.
Dark Nights / dimanche 21 septembre 2025
Après les manifestations de masse qui ont eu lieu fin août et début septembre, une vague d’arrestations massives a suivi, avec des milliers de personnes détenues dans différentes villes d’Indonésie – soit des arrestations à la suite de manifestations, soit des rafles parmi les personnes arrêtées auparavant. Même maintenant, plusieurs groupes anti-autoritaires en Indonésie vivent une paranoïa généralisée, ce qui est compréhensible pour certaines personnes, à cause des opérations numériques de l’État, visant à cartographier les cellules anti-autoritaires, formelles et informelles. Plusieurs noms, collectifs et individuels, ont déjà été recueillis, ce qui ne fait qu’en rajouter au climat paranoïaque qui continue de persister. Certain.es parlent d’« entrer dans la clandestinité », ou même de méthodes de sécurité individuelles, pour continuer plus tard les efforts de solidarité avec les compas qui ont été désigné.es comme suspect.es. L’État a désigné les anarchistes comme les cerveaux de toutes les actions de masse qui ont eu lieu dans différentes villes. Par exemple, à Bandung, les autorités ont désigné 42 manifestant.es comme suspect.es et à Jakarta 16 personnes ont été désignées comme suspectes. Cela ne tient même pas compte des autres villes, qui n’ont pas encore été vérifiées. Tou.tes ceux/celles qui sont détenu.es font face à des obstacles pour accéder à une assistance juridique et la torture ne leur est pas épargnée, lors des interrogatoires et des inspections.
Continue reading « Indonésie : Des informations importantes pour les compas à l’international »
Initialement publié sur okmana le 16/09/2025.
En mai dernier, des captifs à la prison fédérale de Wallens Ridge (proche de la frontière administrative entre virginia & west virginia) ont attaqué les matons, en blessant trois. six d’entre eux ont été inculpé de 66 crimes le mois dernier.
une autre personne captive a pu donner des nouvelles des conditions répressives à l’intérieur de la prison depuis les événements, les communiquant à une organisation maoïste de soutien aux prisonnier-es :
La prison fédérale de Wallens Ridge à Big Stone Gap, Virginia, a été dans les médias nationaux depuis que 5 matons ont été plantés. Ce qu’ils ne disent pas est que, depuis, trois prisonniers ont été tabassés jusqu’à la mort et un a succombé d’une overdose. L’oppression et la censure quotidiennes n’ont jamais été aussi hautes. Nous avons été forcés de rester 80 jours sans téléphone ou l’usage de tablette JPay et les courriers n’ont quasi pas pu passer la censure. Nous vivons dans un climat de racisme et d’abus ici.
Initialement publié sur rebellyon, le 28/04/2025 (et complété avec d’autres articles de presse).
Ce lundi 28 avril, le PNAT annonçait avoir arrêté 25 personnes suspectées d’être impliquées dans les attaques qui ont visées des prisons et des maton-nes en représaille du passage de la loi narcotrafic (qui prévoit de durcir l’appareil répressif et particulièrement en prison) et pour exiger l’amélioration des conditions de vie des prisonnier-es.
Initialement publié sur No Trace, le 18/04/2025.
Dans la nuit du 4 au 5 mai 2024, une pelleteuse a été incendiée sur le chantier de construction d’un projet d’autoroute.[1] Le 12 octobre 2024, Louna a été arrêtée et accusée d’avoir incendié la pelleteuse. Plusieurs autres personnes ont été arrêtées et relâchées peu après.
Les images de vidéosurveillance du lieu de l’incendie ont montré deux personnes mettre le feu à la pelleteuse, et l’une d’entre elles être victime d’un retour de flamme. Dans les heures qui ont suivi l’incendie, Louna a été amenée en voiture à un hôpital proche, où elle a été admise pour des brûlures prétendument compatibles avec celles visiblement subies par la personne victime d’un retour de flamme sur les images.
Après son arrestation, Louna a été détenue à l’isolement pendant quatre mois — elle était à l’isolement car elle était dans une prison pour hommes bien qu’elle soit une meuf (trans).[2] Après son arrestation, elle a revendiqué les dégradations contre la pelleteuse. Elle est actuellement sous contrôle judiciaire en attendant le procès.
Initialement publié sur L’Envolée, le 27/03/2025.
Chapitre 2 : Tout le monde au cachot !
Maintenant qu’il a supprimé les activités en détention, Darmanin poursuit son offensive démago-sécuritaire, cette fois-ci sous le pavillon de la « guerre au narcotrafic ». D’ici quelques mois, les quartiers ultra sécuritaires promis aux « plus-terribles-narcotrafiquants-de-France » qui devraient ouvrir à Condé-sur-Sarthe et Vendin-le-Vieil vont rendre encore plus invivables leurs régimes d’isolement déjà bien mortifères… D’autres ouvertures déjà annoncées visent à étendre ce régime à plus de 600 prisonniers. Ces annonces n’ont rien de nouveau, c’est tout simplement le durcissement du « système Condé » : isolement quasi total pour les prisonniers et moyens décuplés pour les surveillants. Comment ne pas craindre son extension à l’infini, et un méchant tour de vis dans toutes les détentions… Continue reading « Darmanin déclare la guerre aux prisonnier.es »
Initialement publié dans le numéro 60 de L’Envolée le 27/10/2024.
RÉVOLTES EN KANAKY CONTRE L’ÉTAT COLONIAL
Depuis la dissolution de l’Assemblée nationale le 9 juin 2024, on entend beaucoup moins parler des révoltes contre le projet d’élargissement du corps électoral imposé par l’État français en Nouvelle-Calédonie – nom colonial de la Kanaky. Pourtant, la répression policière et judiciaire n’a pas faibli. Le 10 juillet dernier, les gendarmes ont encore tué un jeune Kanak. Des dizaines de prisonnier·e·s ont été transféré·e·s en métropole à des milliers de kilomètres de leurs proches. État d’urgence, surenfermement, déportation : voici l’arsenal de l’empire colonial français. Une dizaine de mort·e·s en deux mois de mouvement social, ça aurait sans doute fait plus de bruit en métropole. En attaquant les acquis des luttes indépendantistes, l’État s’efforce de garder la main sur un territoire qui garantit ses intérêts dans le Pacifique. Et pour cause: au-delà des mines de nickel, l’archipel abrite la base militaire française la plus importante de la région et permet à la France, dixit Macron, de rester « le dernier pays européen du Pacifique ». Les échanges que nous avons eus lors de plusieurs émissions de radio avec Julie de Solidarité Kanaky et Mathieu de Survie(1) nous permettent de revenir sur la forte répression coloniale qui s’abat sur l’île depuis le 13 mai 2024.
Continue reading « Répression judiciaire et déportation dans l’hexagone »