Volé dans la presse et à un syndicat de matons, le 03/01/2026.
Un prisonnier du Camp-Est [la prison de Nouméa] s’est évadé le 31 décembre dernier. Les faits sont survenus lors d’une extraction médicale au Médipôle de Dumbéa, le dernier jour de l’année 2025. Un prisonnier du Camp-Est s’est enfui alors qu’il se rendait au centre hospitalier pour un examen radiologique.
Le matin du 31 décembre 2025, le prisonnier, qui disait souffrir au pied a été envoyé en urgence au Médipôle pour une consultation radiologique. Alors qu’il descendait du véhicule dans lequel il était conduit sur place, l’homme s’est enfui en courant, alors que les matons se mettaient en marcher pour se diriger vers le service radiologie. Le détenu était entouré d’une équipe dédiée aux extractions médicales, composée de trois agents. On espère qu’il aura eu le temps d’arriver à la fête à temps et qu’il a pu passer le meilleur réveillon de sa vie. Pour fêter Noël comme il se doit, dans la nuit du 25 au 26 décembre dernier, des dégradations avaient aussi été constatées dans des cellules de la prison de Nouméa, des prisonnier-e-s ayant essayé d’en sortir, à l’aide d’une barre de fer. Un toilette a été complètement détruit, permettant de passer le bras à l’extérieur de la taule, et les fenêtres de deux cellules sérieusement dégradées.
Le secrétaire général local du syndicat de gros bâtards matons explique qu’ils n’ont pas pu imposer des entraves au pied du prisonnier, étant donné sa blessure et le fait qu’il boitait. Il raconte que « les prisonnier.e.s simulent régulièrement et préfèrent sortir pour oublier l’ennui de la cellule, se promener et partir du Camp-Est pour se rendre au Médipôle, histoire de changer d’air. » (et ils ont bien raison, quand on connaît l’état des conditions en prison, et d’autant plus au Camp-Est !) Il revendique tout un tas de mesures toujours plus cruelles, agitant son grand diplôme de maton pour s’attrister des « pathologies non avérées, voire imaginaires ». En tout cas, on envoie toutes notre force aux prisonnier-e-s qui ont mal au pied, et à celles et ceux qui simulent pour aller promener les matons, et bien évidemment à celles et ceux qui simulent au point de pouvoir se barrer en courant après, en espérant que jamais les bâtards ne le retrouvera.