Volé dans la presse, le 31/12/2025.
« Forte protestation » dans la prison de Dozza, à Bologne, de la part des détenus d’une section entière : c’est ce qu’a rapporté, dans une note, le vice-secrétaire régional du Sappe [syndicat de matons]. Un prisonnier aurait avalé un cure-dent et demandé à être transporté à l’hôpital : devant le refus du médecin de la prison, « qui n’aurait pas jugé nécessaire le transfert vers l’hôpital, les compagnons de section de l’homme auraient mis le feu » et enfoncé la grille de la section. Une dizaine de matons ont dû être soignés dans les hôpitaux de Bentivoglio et Sant’Orsola.
Afin de mater la révolte, le maton-syndicaliste raconte que des agents hors-service, les pompiers, des ambulances et la police ont été appelés. Leurs collèges de Modène sont aussi venus leur apporter le soutien – entre tortionnaires, on se comprend. Il poursuit en précisant « que la prison de Bologne devient ingérable en raison de l’arrogance et de la violence des détenus qui n’ont plus aucun respect pour les règles, l’État et ceux qui le représentent.», suivie d’autres déclarations racistes. Si on a aucun doute que l’arrogance et la violence viennent avant tout des matons, on soulignera et soutiendra l’ingouvernabilité de la prison et des prisonniers, et on espère que le prisonnier blessé pourra être soigné et que ses compagnons échapperont à la répression.