Volé dans la presse, le 13/02/2025.
La mutinerie survenue à la maison pénale de Bouaké (anciennement camp pénal) le mercredi 12 février 2025 a provoqué une vive tension dans la ville, notamment en raison des bruits de détonations qui ont semé la panique parmi les habitants.
Les rumeurs d’une tentative d’évasion massive ont rapidement circulé, mais les autorités, par la voix du procureur près le tribunal de première instance de Bouaké, Yéo Abel Nangbélé, ont rapidement clarifié la situation.
La mutinerie a éclaté en réaction à une opération de fouille initiée par l’administration pénitentiaire. Ces fouilles, intensifiées depuis quelque temps, visent à lutter contre la circulation d’objets interdits en milieu carcéral. Une première fouille avait eu lieu le mardi 11 février, et une seconde était prévue le mercredi matin. Cependant, certains détenus ont refusé de se soumettre à cette opération, déclenchant des troubles et des actes de rébellion.
Intervention des forces de l’ordre : Face à la révolte des détenus, les forces de sécurité ont été déployées pour rétablir l’ordre. Elles ont utilisé des gaz lacrymogènes pendant environ 40 minutes pour maîtriser la situation. Certains détenus ont profité du chaos pour tenter d’escalader les murs de la prison, mais ces tentatives ont été rapidement contrées.
Selon le procureur, seules deux personnes ont été légèrement blessées lors de l’intervention. Aucune évasion ni perte de vie humaine n’a été enregistrée.