Liste non exhaustive d’agressions contre les matons, d’évasion ou de mutineries,… dans les prisons en ce début de mois de mai 2026
Agression :
11/05/2026 (Prison de Saint-Mihiel) : Dimanche matin, un des détenus sortis du QD suite à l’incendie de la veille, a violemment poussé l’Officier d’astreinte et agressé le Brigadier-Chef Encadrement, en lui assénant un coup de poing au visage.
13/05/2026 (prison de chateauroux) : Coups de pieds et de coups genoux sur des matons lors d’une fouille de cellule.
Les faits se sont produits lors du repas du soir vers 17h, ce mercredi 13 mai. Un détenu a agressé un surveillant pénitentiaire avec un stylo, lui portant un coup au niveau du cou. Une blessure « superficielle » selon Mikaele Kafikaila, secrétaire local de l’UFAP UNSa Justice au centre pénitentiaire (CP) de Nouméa.
La veille, le détenu avait tenté d’interpeller l’agent pénitentiaire qui n’avait pas pu répondre à ses sollicitations. Il décide alors le lendemain de s’en prendre à lui. Ses collègues sont intervenus rapidement, empêchant une situation plus dramatique. Le surveillant agressé présente une entaille qui « n’a pas nécessité d’hospitalisation » selon Mikaele Kafikaila.
Le syndicat a demandé que le détenu présumé à l’origine de l’agression soit transféré dans l’Hexagone.
Repris depuis le compte Instagram de Dismantle Damon et Palestinian Youth Movement
La prisonnière jérusalémite, Tasneem Odeh est enfin libre après un an et demi dans la prison de Damon.
Tasneem Barakat Odeh (née le 17 septembre 2003), originaire de la ville d’Anata près de Jérusalem et étudiante en droit à l’université Al-Quds d’Abu Dis, a été arrêtée le 12 décembre 2024. Les tribunaux de l’occupation ont reporté son procès à plus de dix reprises.
Elle a été libérée le 11 mai 2026, après avoir passé 17 mois dans les prisons de l’occupation.
Cinq des compagnons et une des compagnonnes ont été incarcéré.e.s en détention provisoire. Une mise à jour est à venir.
L’autre compagnonne a été libérée avec un pointage au commissariat trois fois par mois, tandis que le dernier compagnon a aussi été libéré avec un pointage deux fois par mois.
Durant le transfert des compagnon.ne.s, de légers affrontements ont eu lieu avec les flics, et les personnes qui se mettaient en travers du chemin ont pris des coups.
RIEN NE RESTERA SANS REPONSE
LA SOLIDARITE EST NOTRE ARME
L’assemblée ouverte de solidarité avec celleux arrêté.e.s dans l’affaire du 11 mai
Une lichette d’ammoniaque, des SUV neufs en vente et des grilles d’aération, le tour est joué !
Les SUV sont la concrétisation matérielle d’un extractivisme qui repose sur le colonialisme, l’exploitation humaine et la destruction du vivant. Une fois les poches bien pleines des capitalistes, la bourgeoisie viendra jouir de ces jouets (ces bâtards ne savent même pas les conduire correctement) et gentrifiera partout où elle prolifère.
Cette action est de petite ampleur, mais elle porte aussi une dimension symbolique qui nous fait sens. Nous en resterons là pour cette nuit, mais il ne fait pas de doute qu’avec les camarades anarchistes qui résistent à travers le monde, nous intensifieront le combat dans la guerre sociale !
La manifestation de la journée internationale des travailleur.euses 2026 (le 1er mai) à Bandung, dans le Java Occidental, s’est terminé en émeutes qui ont éclaté en fin d’après-midi, vers le Parc Dago Cikapayang. Environ 150 personnes s’étaient rassemblées à cet endroit depuis 16h.
Lorsque la nuit est tombée, la situation s’est intensifiée. La foule a incendié un écran vidéotron, un poste de police, et plusieurs banderoles. Des feux ont aussi été allumés dans les rues, donnant lieu à des colonnes de fumée s’étendant dans les airs.
Initialement publié sur Attaque le 14/05/2026, traduit de Dark Nights / mercredi 13 mai 2026
Dans la matinée du 11 mai 2026, un groupe de compas a exproprié une banque, à Kato Tithoréa [dans la région de Grèce-Centrale ; NdAtt.]. Environ cinq heures plus tard, cinq d’entre eux/elles ont été arrêté.es par la police, après une opération répressive coordonnée et des perquisitions domiciliaires. Huit compas, des anarchistes, se sont retrouvé.s pris.es en otages aux mains de l’État.
Au Royaume-Uni, les militants pro-palestiniens Samuel Corner (23 ans), Charlotte Head (30 ans), Leona Kamio (30 ans) et Fatema Rajwani (21 ans) ont été reconnus coupables de dégradations après une intrusion dans un site du principal fabricant d’armes Elbit Systems à Filton près de Bristol, où ils avaient endommagé des drones et du matériel militaire israélien, tandis que Zoe Rogers (22 ans), et Jordan Devlin (31 ans) ont été acquittés et qu’un accusé a été condamné pour violences sans intention après un incident avec un policier. Ce verdict intervient à l’issue d’un nouveau procès, le premier ayant échoué à statuer sur plusieurs chefs d’accusation, dont le cambriolage aggravé finalement abandonné. Les accusés ont revendiqué leur action comme visant à “sauver des vies en Palestine”, mais le tribunal a strictement encadré leur défense en leur interdisant d’évoquer leurs motivations politiques ainsi que le contexte du génocide à Gaza devant le jury.
Initialement publié sur Attaque le 03/05/2026, traduit de La Nemesi / samedi 2 mai 2026
Le 30 avril 2026, le ministère de la Justice, dans la personne du ministre Carlo Nordio, a décidé le renouvellement du régime de torture et d’anéantissement 41-bis à l’encontre de l’anarchiste Alfredo Cospito. Cette décision était attendue avant le 4 mai, la date d’expiration des premiers quatre ans de cette mesure vindicative et infâme, dont le seul but est l’anéantissement du prisonnier, avec l’intention de le pousser à renier ses convictions révolutionnaires et à collaborer avec l’État. Une finalité qui, clairement, ne marche pas avec Alfredo Cospito. Le ministre Nordio prend donc la responsabilité de ce choix politique, dans un moment où, entre autre, il est au centre d’une tempête médiatique, à cause des continuels scandales le concernant. Continue reading « [Italie] Le régime 41-bis renouvelé pour Alfredo Cospito »→
Ce mercredi 20 mai, soyons présent.es pour exprimer notre solidarité avec un compagnon anarchiste !
Un compagnon est incarcéré à la maxi prison de Haren depuis novembre. Ce mercredi 20 mai au matin, l’État entame son cirque dans le but de faire taire les idées anarchistes.
Faisons de cette journée une occasion pour laisser libre court à nos désirs. Défendons la rébellion contre ce monde, brisons l’isolement de tous les compagnon.nes emprisonné.e.s.
Profitons de cette journée pour diffuser nos idées et nos pratiques anarchistes et ne laissons pas cette condamnation passer inaperçue. Expérimentons ensemble comment faire face à la répression et montrons que nos idées ne peuvent être effacées.
Initialement publié sur Attaque le 30/04/2026, traduit de La Peste / mardi 22 avril 2026
Plus d’un mois est passé depuis que le compagnon Lucas Hernández a été transféré de la maison d’arrêt Santiago Uno à la maison centrale Santiago Sur (Ex-Penitenciaria) et, depuis son arrivée, le harcèlement a été permanent.
Depuis plus d’un mois, Lucas se trouve dans la quatrième section de l’Ex-Penitenciaria, un quartier pour les détenus isolés et punis, avec un régime d’enfermement de 24 heures par jour, dans des conditions de surpopulation qui l’ont amené à partager la cellule avec plus de vingt autres personnes et avec une série de restrictions dans ses déplacements à l’intérieur de la section elle-même, à cause de son refus de professer une quelconque religion, dans sa vie quotidienne derrière les barreaux.
Communiqué de proches de prisonniers à la prison de Moulins
Depuis des mois, au sein du quartier maison centrale (QMC) de Moulins-Yzeure, les conditions d’hygiène relatives à la nourriture sont tout simplement inhumaines et dégradantes.
Les gamelles, sorties de frigos régulièrement en panne, sont servies pourries, « avec une odeur du fumier » comme en témoigne l’un des prisonniers du QMC. L’odeur des plats est plus pestilentielle encore que l’usine de croquettes pour chiens attenante à la prison.
Les légumes en boîte qui y sont servis sont périmés depuis 2 ans, mais continuent à être servis. Même chose pour les desserts, systématiquement périmés depuis plusieurs jours.
Voici une affiche en solidarité avec celleux frappé·e·s par les perquisitions du 24/03/26.
CUT THE POWER SO WE CAN SEE THE STARS!
Tandis que nous essayons de faire face à ce monde brisé, que nous naviguons dans ce qu’on appelle vie quotidienne, ça n’est pas loin de nous que la mort se produit. Dans des entreprises, dont les noms et logos semblent interchangeables et insignifiant, dont les hangars ne se distinguent pas d’autres sites industriels, des systèmes d’armement et leurs composants sont fabriqués jour et nuit. Parce qu’ils sont utilisés pour tuer dans d’autres parties du monde et pas encore ici, nous vivons jour après jour aux côtés de ces monstres technologiques, comme s’il n’y avait rien de plus normal.
Mais il y aura toujours celleux qui ne veulent pas faire partie de l’oppression, de la mort, et de la destruction pour l’argent et le pouvoir. Par exemple, les élèves qui font actuellement grève contre le service militaire obligatoire. Ou des anarchistes qui luttent contre tout État et toute autorité, pour une vie sans domination. Certain·e·s d’entre elleux sont accusé·e·s d’un sabotage le 09/09/25 du complexe militaro-industriel – le plus grand parc technologique d’Europe, Adlershof à Berlin. Un blackout, déclenché par un feu sur des lignes haute tension, a rompu la normalité morbide et certaines des plus grandes entreprises de la tech/armement ont été privées du réseau. Un souffle dans le cœur de la bête.
Initialement publié sur Attaque le 12/05/2026, traduit de Freedom / jeudi 7 mai 2026
Le régime biélorusse a récemment libéré le prisonnier anarchiste Nikita Emelyanov, arrêté en octobre 2019, car soupçonné d’avoir essayé de mettre le feu au Centre de détention provisoire n° 1, à Minsk, et condamné à quatre ans de prison. Sa condamnation, en vertu de l’article 411, a ensuite été prolongée deux fois, portant sa durée totale à sept ans [voir ici ; NdAtt.]. En prison, Nikita a souvent été placé en cellule disciplinaire, puis enfin transféré dans un régime carcéral normal.
Au cours des derniers mois, plusieurs autres prisonnier.es politiques soutenu.es par l’Anarchist Black Cross Belarus ont été libéré.es et déporté.es en Lituanie, tandis que d’autres personnes appartenant au milieu antifasciste ont été libérées sans être déportées. Il y a encore au moins dix-huit anarchistes et antifascistes qui sont en train de purger de longues peines de prison, au Bélarus, pour les manifestations de 2020 et la résistance contre l’invasion russe de l’Ukraine.